jeudi 4 mars 2010

Retour à l'Est!

Mercredi matin, 10h30, on lève le camp du camping-usine de Queenstown pour aller retrouver le désert, loin de toute foule trop touristique. Nous sommes donc repartis vers Cromwell, grosse vallée fruitière et avons poursuivi la route des chercheurs d’or en passant par Clyde, sans voir Bonnie, mais en découvrant notre premier barrage néo-zélandais.

Déjeuner à Alexandra, également ancienne ville minière, entourée d’une très grande zone désertique, et son horloge de 11 mètres de diamètre accrochée à la colline. Alessandra Roseneuhfeldeuh a d’ailleurs été ravie d’apprendre qu’il y avait une ville à sa taille : « je m’appelleuh 18 angs, je mesureuh Alessandra, et j’ai 1mètreuh78 ».

Nous avons ainsi enchainé les célébrités en passant par Burma, Glenore et Clarksville. Nestor, Gloria et Superman devait être en train de fumer des pétards et de jouer au baby car ils n’étaient pas au rendez-vous.

En plus des vergers, nous avons croisé pas mal de ruchers et nous nous demandons toujours comment font les abeilles pour trouver du pollen dans le désert autour d’Alexandra, à moins qu’elles aient développé un nouveau concept : le miel de cailloux !

Avant d’arriver sur Dunedin, nous sommes passé par Milton, annoncée comme la « ville des opportunités » sur les panneaux, mais inexistante dans le petit futé. Il n’y a tellement rien à faire que si on trouve quelque chose à y faire, c’est vraiment qu’on a eu une opportunité !

Fin du trajet entre Dunedin et la péninsule d’Otago pour rejoindre Portobello (pas en Corse !) sur une charmante petite route à quelques centimètres de l’eau sans barrière… Tout ceci pour retrouver un petit camping à échelle raisonnable !

A la nuit tombante, nous sommes partis à la pointe de la péninsule (Pilot’s Beach) à la recherche des Blue Penguins, le plus petit pingouin du monde puisqu’il ne mesure pas plus de 1 kg et pèse 25 cm (Alessandra sort de ce corps !!). Alors que la nuit tombait et que les pingouins se faisaient désirer, nous avons tout de même pu observer une colonie d’albatros en survol de la zone, un phoque étalé de tout son long dans les broussailles, en train de faire une monstrueuse sieste (tellement il était fondu dans le paysage, Vince a failli lui marcher dessus !). Sous les conseils avisés des dépliants touristiques, nous n’avons pas dépassé ce phoque car interdiction formelle de passer entre un phoque et la mer ! Du coup, nous n’avons pas pu approcher les lions de mer qui se prélassaient plus loin de plus près !

Après une bonne heure d’attente dans le froid et un vent violent, nous avons commencé à les apercevoir, alors qu’ils rentraient tranquillement de leur journée de pêche. Les premiers sortaient de l’eau puis se cachaient dans les broussailles en attendant leurs copains ! D’un seul coup, les voilà qui apparaissaient en haut de la dune, en file indienne, créant un embouteillage de pingouin plus bas. On avait un peu l’impression qu’ils attendaient un « top départ », et quand celui-ci était donné c’était la ruée à travers la dune où ils rejoignaient leurs nids, pendant que leurs petits, restés au chaud, les appelaient très fortement. C’est pendant cette grande course, que trois d’entre nous ont quasiment marché sur les pieds pour rentrer à la maison. On e aurait bien mis un dans notre sac ! C’est chou avec leur démarche un peu chancelante. Malheureusement pas de photos pour vous, car de nuit, et sans flash, ben forcément vous n’auriez pas vu grand-chose ! Désolé, c’était juste pour nos yeux ébahis !!

Retour au camping pour se réchauffer en mangeant une bonne boîte de beans et boulettes de viande ! Mmmmmmmh !

1 commentaire:

  1. En effet, bien joué de ne pas avoir approché les lions de mer. Dans la photo prise au loin on dirait vous tenez le male alpha (ou male dominant qui défonce la gueule à tous ceux qui rentrent dans son territoire)! Top cool les albatros!

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