Après une courte nuit, levé 4h45 pour partir à 5h45 avec la navette qui rejoignait le départ du Tongariro Alpine Crossing, l’un des chemins de grandes randonnées néo-zélandais. Dès 6h, nous étions en piste, dans la nuit et la bruyère, lancés pour 19km de treck ! Equipés des pieds à la tête, nous avons commencé par empilé les couches chaudes et sortir les k-way ! Une petite bruine matinale était malheureusement de la partie !
Quelques 4 kilomètres et un joli ruisseau plus tard, entre 2 nuages, nous avons amorcé la montée. Un enchaînement de sentiers et d’escaliers coupe-pattes ! Nous avons alors pu observer les premiers changements de décor et de végétation.
Devant nous se dressait le monstre volcanique de 2287m, le Mont Ngauruhoe.
Le Mont Tongariro gardait la tête dans les nuages à 1967m. Après avoir traversé un cratère plutôt lunaire et désertique, il a fallu gravir les crête entre Ngauruhoe Et Tongariro.
Un passage fort peu réjouissant pour nos guiboles compte tenu du terrain plutôt accidenté et de la météo se dégradant : brouillard et vent mêlés. Des pentes vertigineuse s’engouffraient dans le brouillard de part et d’autre de notre sentier. Une fois au sommet, 1886m, nous ne nous sommes pas éternisés car le vent soufflait de plus belle et la pluie nous fouettait le visage ! Nous ne pouvions donc malheureusement pas admirer la vue qui aurait pu s’offrir à nous…et récompenser cette dure ascension ! Un petit sentiment de claustrophobie nous précipita vivement dans la redescente ! C’est alors qu’un petit jeu de glissade des talons commença ! Le sol sableux, très meuble et très pentu nous força à freiner des 4 fers pour ne pas arriver en bas plus vite que prévu ! Une éclaircie nous révéla quelques petits lacs de cratères avec de sublimes couleurs bleutées. L’un d’eux se nomme Blue Lake et tient son nom de sa couleur !
En poursuivant la descente, entre marches en bois et sentiers pentus, les genoux ont commencé à fatiguer, mais petit à petit nous sortions la tête des nuages et pouvions admirer un plus vaste panorama.
La bruyère fit son grand retour, de même qu’une sorte de garrigue où les chants d’insectes ressemblent curieusement à ceux des cigales ! Après une pause casse-croute à la Keitahi Hut, nous avons pu humer les fumées soufrées s’échappant des cratères et des versants du volcan. Ce qui me rappelle cette célèbre phrase d’Haroun Tazieff : « Putain c’est chaud, j’aurais dû mettre mes gants ! »
Derniers kilomètres de ce treck dans une forêt pseudo-tropicale, où nous avons pu vérifié que la fougère est bien l’emblème du pays !
Arrivée à 14h50, il ne nous restait plus qu’à attendre la navette de 15h30 pour rentrer au camping, prendre une douche et repartir avec Norton. Cap au sud jusqu’à Wanganui, étape relais-camping avant de rejoindre Wellington. Sur la route, nous n’avons pas pu s’empêcher de faire quelques arrêts photos, afin d’immortaliser les collines verdoyantes, parsemées de nombreux moutons et de quelques vaches, qui nous entouraient et qui défilaient le long de notre route.
Dans notre guide, nous avons choisi un camping très simple et nous avons été ravis de nous installer au bord d’un lac, dans un grand pré vert !
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